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Place des Tilleuls

47200 SAINT PARDOUX DU BREUIL

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Village – Histoire de Notre Commune

Le nom de la commune vient d’une part de St-Pardoux du nom d’un moine guérisseur, sous la protection duquel le village se plaça, aux alentours du 8ème siècle, lors de la vague de christianisation des campagnes. D’autre part, Breuil, qui évoque à la fois le ruisseau éponyme qui se jetait dans le Trec et la fontaine moyenâgeuse à cloche « La Font du Breuil ».

Dépendant de la juridiction de Marmande, la commune est devenue « commune libre et indépendante » grâce à la Révolution de 1789. De 1840 à 1872, elle fut associée à celle de Longueville, sous le nom de cette dernière, mais la mairie étant située à St-Pardoux, et les électeurs plus nombreux dans celle-ci, elle reprit rapidement son nom d’origine

Article venant du site Wikipedia

PETITE CHRONIQUE MUNICIPALE et PAROISSIALE de LONGUEVILLE – ST PARDOUX DU BREUIL

Nous nous souvenons que durant la partie centrale du XIXe siècle, Longueville et Saint Pardoux du Breuil ont connu un certain rapprochement sur le plan paroissial et même une fusion sur le plan communal. Ceci avec les inévitables soubresauts dus à cet état de chose, davantage subie que vouluepar la majorité des habitants. Ainsi Longueville n’a jamais perdu son nom. Saint Pardoux par contre, paraît avoir souffert d’avoir perdu le sien. Et même si, à certains moments s’ingéniant à conserver le pouvoir – à défaut du nom – le Maire de la nouvelle commune constituée était de Saint Pardoux, ainsi MR. Rambaud en 1853, lors de la construction du chemin de fer. Et avant lui Mr. Plantier, ainsi que le relate Mr. Mourgues aîné dans son « HISTOIRE de la commune St Pardoux du Breuil ».

C’est en bon habitant de Saint Pardoux qu’il raconte les faits : 1829 : …L’avènement de Plantier à la mairie coïncide presque avec le changement de régime. Possesseurs d’une fortune assez considérable pour le temps, jouissant d’une légitime popularité qu’il devait plutôt à sa conduite charitable à l’égard des pauvres qu’à l’élévation de son intelligence, il administra sans trop de secousses, jusqu’à ce que le projet de réunion de petites communes montra son insuffisance administrative. Ces velléités gouvernementales existaient déjà depuis dix ans. Ainsi les Longuevillois, en hommes habiles, avaient depuis 1829 , fait leurs réserves en faveur du nom de leur commune dans le cas où les désirs de l’Administration se changeraient en réalité . Ils ne firent, dans l’enquête de 1839, que répéter les raisons alléguées dix ans auparavant et leur dévouement et leur unanimité triomphèrent aisément de la nonchalance des Saints Pardonnais. Le conseil municipal postula, il est vrai, quand il vit la partie perdue, mais ce fut en vain. Et Saint Pardoux dut subir pendant de longues années la honte d’une humiliation dont il se purifia plus tard avec tant d’éclat. La population, victime de l’impéritie de ses chefs, montra immédiatement par une manifestation éclatante, que si elle avait maladroitement perdu son nom communal, elle entendait conserver la réalité du pouvoir.

Les élections municipales eurent lieu et Plantier fut nommé Maire. On voulut lui planter l’arbre de mai. Un pin fut acheté à Fauguerolles, afin de pouvoir narguer en passant les Longuevillois, et tous les chevaux de la localité furent convoqués pour le transport de l’escorte. Quoique âgé seulement de cinq ans, je me souviens parfaitement, qu’embusqué derrière un ormeau, je vis défiler le cortège. Lafaure, monté sur une Rossinante (cheval maigre) ornée de lauriers, ouvrait la marche en caracolant sur la route Royale. Grosy Aîné lançait en l’air un bâton enrubanné qu’il attrapé avec beaucoup d’adresse. Et enfin la grande cavalerie fermait la marche. Plantier fêta ses administrés avec générosité et l’on se serait beaucoup amusé du tour que l’on venait de jouer aux Longuevillois, si le coeur n’avait été ulcéré par la douleur de la perte de notre nom de commune… »

C’est donc bien en 1839, à la suite des élections municipales et de l’élection de Plantier comme Maire que la population de Saint Pardoux compris qu’elle avait perdu son nom.

AUTRE FAIT :

– 2 Décembre 1852 : changement brutal de Maire. « …Coup d’état du 2 décembre 1852. Les révolutionnaires, selon leur aimable habitude, se révoltèrent en plusieurs endroits et notamment à Marmande où ils renversèrent les autorités constituées, puis ils se répandirent dans les communes voisines. Une trentaine de ces héros du désordre se rendirent à la mairie de Saint Pardoux. Les élus ne s’y trouvant pas, une partie d’entre eux allèrent chez Rambaud (le Maire) qui se cache à leur approche. Ces forcenés s’emparèrent alors de sa femme qu’ils firent semblant de vouloir amener de force avec eux. En présence de cet acte de violence, le fils aîné s’exécuta. Ces excellents patriotes pénétrèrent alors à la mairie et y installèrent Baritaud et ses longuevillois… » « …Cependant l’heure de la vengeance ne tarda pas à arriver et peut-être fut-elle, sinon trop sévère, du moins trop peu éclairée, et par là, parfois injuste dans l’application des pénalités. Une grande partie des perturbateurs fut envoyée en exil et Baritaud, l’un des plus dangereux, se trouva du nombre !… »

Par la suite, les longuevillois firent des démarches afin d’obtenir leur séparation d’avec Saint Pardoux, tandis que saint Pardoux maintenait avec énergie sa demande de changement de dénomination de la commune, s’appuyant sur la décision de Mr. Chevaudier de Valdrôme , Ministre de l’Intérieur.

En 1871, « Le réveil du Lot-et-Garonne », journal démocratique, disait dans un dernier numéro : « comment la question Saint Pardoux – Longueville qui tient, depuis deux ans , le Conseil Général en suspens va-t-elle être tranchée ? Mettra t-on Saint Pardoux devant ou derrière ?.. » sur le plan paroissial, il en est de même : lutte et chagrin vont de pair. Après la période révolutionnaire, le même auteur relate : « …Le 6 brumaire au 11e jour de dimanche (1803) , il y eut une grande émotion à Saint Pardoux. Immédiatement après la messe, les habitants se réunirent dans la sacristie afin d’entendre une communication importante, à savoir la réunion de la paroisse de Saint Pardoux à Longueville.

Il fut décidé, séance tenante, que Borderie et Millet se rendrait à Agen, auprès de Monseigneur, afin de chercher justice et se plier sa grandeur de vouloir bien nommer une commission chargée de vérifier les faits avancés dans le mémoire, et qui constituaient principalement à ceci :

« Que la partie basse de la paroisse de Saint Pardoux se trouvait beaucoup trop éloignés de l’église de Longueville ; que cet obstacle naturel était encore augmenté de chemins affreux ; que, dès lors, les enfants et les vieillards seraient privés des services de la religion, tandis qu’en érigeant Saint Pardoux en succursale, les habitants de Longueville n’éprouveraient aucune difficulté à se rendre à Saint Pardoux, puisqu’ils habitaient presque tous la haute plaine. »

Mais, malgré les bonnes dispositions de Monseigneur, la demande échoua contre l’avis défavorable de Monsieur le Préfet. Nous le voyons, les difficultés rencontrées par les regroupements sont bien antérieures à la proposition de la loi Marcellin (1971) …et à son échec.

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